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L’Histoire de la Cocaïne

21 jan 2021
15 min
Xavier Francuski
Xavier Francuski

Ce n'est pas pour rien que la cocaïne figure en tête de liste des drogues récréatives les plus populaires au monde. Tout comme le cannabis et l'alcool, les deux autres champions en titre, la coke est abondante et facile à se procurer, ses effets sont rapides et intenses mais pas insupportables, et elle rend les réunions et les événements sociaux plus désinhibés et plus agréables.

Lorsque les scientifiques ont découvert comment l'extraire de la plante de coca, qui était utilisée traditionnellement par les indigènes d'Amérique du Sud depuis des centaines, voire des milliers d'années, le monde occidental a adopté sans réserve cette "power powder" car elle permettait d’accroître le plaisir et la productivité.

Pendant un certain temps, la consommation de cocaïne était un symbole de richesse tout à fait légal ; ses effets faisant écho au progrès effréné de la civilisation à l'époque. Les immeubles surgissaient, les affaires étaient florissantes, et la coke était sniffée en célébration du succès et de l'abondance.

Cependant, comme le savent la plupart des amateurs de cocaïne expérimentés, il faut beaucoup de volonté pour consommer la cocaïne avec modération. Un rail en entraîne un autre, et bientôt le cristal s'effrite. Tout comme au niveau individuel, l'abus collectif de cocaïne a mis l'Occident à genoux au XXe siècle.

Aujourd'hui, nous en savons plus, et la cocaïne est généralement consommée moins régulièrement, et plutôt en tant que substance récréative lors d'événements et de fêtes.

Alors, sans plus attendre, parcourons le fascinant voyage de la cocaïne à travers l'histoire et découvrons comment elle est passée des hauts plateaux andins aux toilettes des bars et des boîtes de nuit du monde entier.

Les feuilles de coca - une source d'énergie naturelle

feuilles de coca

La cocaïne a une longue histoire de consommation traditionnelle chez les indigènes d'Amérique du Sud. Des restes de feuilles de la plante Erythroxylon coca ont été découverts lors de fouilles dans des ruines péruviennes vieilles de plus de mille ans.

On suppose que ces peuples anciens mâchouillaient cette plante, communément appelée "coca", à de multiples fins : pour augmenter leur énergie et couper la faim et la soif pendant les heures de travail, pour les rituels et cérémonies sociales et religieuses, et pour combattre le manque d'oxygène en haute altitude en faisant battre plus vite leur cœur et accélérer leur respiration.

Encore de nos jours, si vous vous rendez dans une ville andine située dans les montagnes, vous serez accueilli dans n'importe quelle destination touristique par une multitude de colporteurs de feuilles de coca. Ces feuilles servent en fait de “bouée de sauvetage” dans les premiers jours du mal de l'altitude à tout visiteur non habitué à la privation d'oxygène.

Là-bas, la plante de coca est légale : elle est considérée dans ces cultures comme une herbe médicinale. Tout comme l'Occident le découvrira des siècles plus tard, outre ses effets stimulants, elle est également utilisée en tant qu’anesthésique pour les interventions médicales douloureuses.

Une fois les missionnaires espagnols arrivés, ils ont découvert que les peuples indigènes utilisaient certaines plantes pour altérer leur conscience (la plus célèbre étant probablement l'ayahuasca) et ont qualifié toute cette culture ancestrale de “biohacking” de démoniaque. Toutefois, ces mêmes colons se sont vite mis à fumer de la coca, constatant ses bienfaits médicinaux et sa capacité à stimuler l’énergie pour leurs nombreux travailleurs forcés.

Le vin de coca - la boisson préférée du pape

vin de coca

La coca n'a reçu que peu d'attention au cours des siècles suivants car les longs délais nécessaires au transport des feuilles leur faisaient perdre de leur puissance et les faisaient se dégrader considérablement, et les connaissances en chimie étaient encore trop limitées pour isoler et purifier les composés actifs eux-mêmes.

Puis, en 1855, tout a changé lorsqu'un chimiste allemand du nom de Friedrich Gaedcke a réussi à extraire un alcaloïde qu'il a appelé "érythroxyline" d'après le nom botanique de la plante dont il est issu. Quelques années plus tard, en 1859, un autre scientifique allemand, Albert Niemann, a réussi à mettre au point un processus de purification amélioré, catalysant la naissance de la cocaïne que nous connaissons aujourd'hui. La prochaine fois que vous snifferez un rail, assurez-vous donc d’être reconnaissant envers cette paire de génies allemands relativement inconnus.

vin mariani

En 1863, un chimiste du nom d'Angelo Mariani a créé un vin infusé à la coca, le Vin Mariani, qui faisait entrer la cocaïne dans les foyers des gens ordinaires. L’apport d'un high subtil de cocaïne à au vin a eu un succès instantané, à tel point que même le pape qui présidait alors, Léon XIII, est apparu sur une affiche faisant la promotion de ce vin et a décerné une médaille d'or du Vatican à Mariani pour sa création.

Le Vin Mariani jouissait d'une pléthore de partisans notables dans le monde entier, avec des noms tels que Thomas Edison, Ulysses S. Grant, Jules Verne, Alexander Dumas, Arthur Conan Doyle et Émile Zola. Sa faible concentration en cocaïne la rendait parfaitement sûre à consommer et elle reste à ce jour le produit populaire à la cocaïne le moins inoffensif jamais fabriqué. Mariani n'a jamais transmis la recette de sa boisson aux membres de sa famille, et la production du vin a cessé après sa mort.

Le Coca-Cola original, pour soulager le stress des intellectuels surmenés

coca-cola original

Deux décennies après la popularisation du Vin Mariani, le biochimiste américain John Styth Pemberton s'en est inspiré pour créer sa propre recette. Les ingrédients comprenaient initialement du cocaéthylène (cocaïne mélangée à de l'alcool), de la noix de cola (lefruit de l'arbre Cola africain) et de la damiana (un arbuste mexicain couramment utilisé comme aphrodisiaque et à diverses autres fins thérapeutiques).

coca-cola, la drogue miracle

Cette préparation, qu'il a baptisé "Pemberton's French Wine Coca", était présentée comme une sorte de panacée et prétendait guérir un large éventail de maladies liées au stress, notamment les troubles nerveux, la dyspepsie, la gastroparésie, l'épuisement mental et physique, l'irritabilité gastrique, la cachexie, la constipation, les maux de tête, la neurasthénie et l'impuissance. Elle était principalement commercialisée auprès des intellectuels de la classe supérieure, tels que "les scientifiques, les érudits, les poètes, les divins, les avocats, les médecins et autres personnes se consacrant à un effort mental extrême".

coca cola tonic

La recette originale a été de courte durée, puisque quelques années après seulement, la prohibition de l'alcool obligeait Pembleton à la modifier afin de la rendre conforme à la loi, créant ainsi la première version de ce que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de Coca-Cola. Finalement, en 1903, la cocaïne a été retirée de la recette en raison du phénomène de stigmatisation sociale qui avait commencé à se développer autour de cette poudre. Les feuilles de coca décocaïnisées restent cependant un ingrédient du Coca-Cola.

La cocaïne de l'oncle Freud

Freud coke dabbling

La consommation de cocaïne elle-même s'est développée grâce en partie à un autre célèbre promoteur de celle-ci, Sigmund Freud. Ce psychologue clinicien influent, dont les théories sur le subconscient ont finalement été récupérées par son neveu Edward Bernays pour en faire les bases des relations publiques et du marketing des temps modernes, consommait régulièrement de la cocaïne et ne manquait pas d’éloges pour cette substance “magique”.

über coca Freud

Freud a publié en 1884 un article intitulé "Über Coca" (À propos de la Coca), dans lequel il détaillait l'histoire et les propriétés médicinales de la coca et du chlorhydrate de cocaïne. Se servant de lui-même comme sujet d'expérience, Freud a consommé une quantité importante de cocaïne pendant plusieurs mois, tout en enregistrant les effets physiologiques de la drogue et ses utilisations thérapeutiques potentielles.

Freud a décrit l'effet de la cocaïne sur le psychisme : “Une excitation et une euphorie durable, qui ne diffèrent en rien de l'euphorie normale de la personne en bonne santé. On constate une augmentation de la maîtrise de soi, de la vitalité et de la productivité. En d'autres termes, vous êtes tout simplement normal, et il est difficile de croire que vous êtes sous l'influence d'une quelconque drogue. Vous pouvez effectuer un travail physique long et intensif sans aucune fatigue. Cet effet est apprécié sans les effets secondaires désagréables qui suivent l'euphorie provoquée par les boissons alcoolisées. Aucune envie de continuer à consommer de la cocaïne n'apparaît après la première prise, ni même après des prises répétées de cette drogue.” Il a également noté que “pour les humains, la dose toxique (de cocaïne) est très élevée, et il ne semble pas y avoir de dose mortelle”.

Ironiquement, il semble que Freud, dont la fille introduira plus tard le concept de projection dans le domaine de la psychologie, ne faisait que projeter ses propres désirs sur comment fonctionne réellement la cocaïne.

En raison d’une utilisation régulière et excessive, Freud est devenu sérieusement dépendant de la cocaïne, une addiction qu'il aura mit douze ans à vaincre. Entre-temps, un de ses amis et patients, dont il avait tenté de guérir la dépendance à la morphine par la cocaïne, a fini par ajouter la coke à ses dépendances et est mort sept ans plus tard, à l'âge de 45 ans.

la cocaïne comme anesthésique

Quelques mois après la publication de l'article de Freud sur la cocaïne, son proche collaborateur, Karl Koller, a découvert l'effet anesthésique de la cocaïne. Il a mené l’expérience sur lui-même en appliquant une solution de cocaïne sur son œil, puis en le piquant avec des épingles.

Après la publication des conclusions de Koller, beaucoup de médecins ont commencé à mener des études à gauche et à droite démontrant les propriétés analgésiques et anesthésiques de la cocaïne. La communauté médicale les a jugé bien supérieures à l'éther et au chloroforme, dont l'utilisation était courante, bien qu'elles provoquaient de nombreux effets secondaires indésirables. La cocaïne a alors commencé à être utilisée pour de nombreux types de chirurgie qui étaient auparavant très difficiles à réaliser.

propriétés sédatives de la cocaïne

Alors que les anesthésistes s'affairaient à découvrir les propriétés sédatives de la cocaïne, ses effets stimulants ont commencé à attirer l'attention d'un autre type de scientifiques, qui se sont mis à étudier son potentiel militaire. L'un de ces chercheurs, Theodor Aschenbrandt, a publié les résultats de ses études en 1883, détaillant la façon dont la cocaïne augmentait l'endurance des soldats allemands et comment elle diminuait leurs seuils de faim, de peur et d'agitation. En d'autres termes, elle faisait d'eux de meilleurs soldats.

Ces enquêtes institutionnelles à grande échelle sur le potentiel de la cocaïne ont conduit à l'expansion rapide de sa production en Europe, faisant passer la production de moins de 500 grammes à près de 72 tonnes par an en 1885. En l'espace de deux décennies, l'intérêt mondial croissant pour la cocaïne a entraîné le développement d'une production de masse.

Le déversement de la cocaïne en Europe

Nederlandsche Cocaïne Fabriek

Le nom "Dutch Cocaine Factory" a une connotation intéressante, n'est-ce pas ? En tant que nation connue pour sa position favorable aux substances psychoactives tout au long de l'histoire récente, il n'est pas difficile d'imaginer que les Pays-Bas aient fourni de la cocaïne à l'ensemble de l'Ancien Monde à un moment donné de l’histoire.

Burroughs Welcome

Le géant pharmaceutique britannique Burroughs Wellcome a également été un producteur de premier plan.

pilules de cocaïne

Il a été la première entreprise au monde à fabriquer des pilules de cocaïne, rendant sa consommation plus facile en déplacement, par exemple sur les champs de bataille.

cocaïne pendant la guerre

Pendant la Première Guerre mondiale, la cocaïne faisait fureur. Les soldats de tous bords en prenaient dans l'espoir de prendre l'avantage sur leurs adversaires. Malheureusement, leurs adversaires prenaient aussi de la cocaïne, grâce aux Hollandais. Les Pays-Bas étant restés neutres dans le conflit, et leur usine de cocaïne pouvait en produire des tonnes toutes pour les armées impliquées dans le conflit. Cela a apporté aux Néerlandais une croissance économique incroyable, leur permettant de sortir de la guerre en pleine forme.

Après la fin du conflit cependant, tous les pays qui avaient dopé leurs soldats ont commencé à subir les contrecoups de cette pratique. Parmi toutes les dévastations qu'a entraînées la guerre, le sevrage de la cocaïne dont souffraient des milliers d'anciens combattants était en bonne place.

La première loi sur l'opium, qui devait réglementer les substances à fort potentiel de dépendance et d'abus, a été passée aux Pays-Bas juste après la guerre, en 1919. Le commerce international de la cocaïne n'était plus légal, mais l'Europe devait guérir ; et c'est ainsi que le marché noir de la drogue a commencé à se développer.

cocaïne dans les années 1920

Le début des années 1920 a été l'âge de la renaissance des nations décimées. L'économie était en plein essor, la culture évoluait, et les gens se délectaient des joies d'une liberté et d'une sécurité retrouvées. La vie nocturne décadente dont ont témoigné les vieux films est apparue à cette époque, affectueusement appelée "Années folles" par les artistes français.

D’immenses boîtes de nuit faisaient leur apparition dans de grandes villes culturelles comme Amsterdam, Berlin, Londres et Paris. Les spectacles burlesques et les bars à cocktails secrets étaient répandus, et la cocaïne était là pour rendre ces soirées encore plus folles. Cette période heureuse s’est étendue jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale.

Le déversement de la cocaïne aux États-Unis

Parke Davis pharmaceutical company

Pendant ce temps, aux États-Unis, la société pharmaceutique Parke Davis avait révolutionné le processus de production de la cocaïne, devenant rapidement le plus grand fournisseur de toute l’amérique. En 1884, leur employé, un chimiste du nom de Henry Hurd Rusby, a conçu un moyen d'extraire la cocaïne brute des feuilles de coca sur le lieu de récolte, sans avoir à les transporter ailleurs. L'expédition et le stockage en ont été instantanément simplifiés, les rendements rendus bien meilleurs, les prix ont baissé et l'offre de cocaïne a explosée.

cocaïne sous diverses formes

Parke Davis vendait de la cocaïne sous différentes formes - en poudre, en cigarettes et même en une solution qui pouvait être injectée directement dans les veines avec l'aiguille incluse (coïncidence, la production commerciale de seringues hypodermiques a débuté à peu près à la même époque).

cocaïne et seringues

Ces produits étaient commercialisés auprès du grand public comme étant ceux qui "remplaceront la nourriture, rendront le lâche courageux, l'éloquent silencieux et [...] rendront le malade insensible à la douleur".

Contrairement à l'Europe, aux États-Unis, la majorité de la population a rapidement eu un accès presque illimité à la cocaïne. Et c’est vite devenu un problème, puisque les addictions et les overdoses se multipliaient de façon inquiétante. Au début du XXe siècle, le marché américain de la cocaïne, qui était hors de contrôle, devait être réglementé.

Comme pour la prohibition de l'alcool, les États ont d’abord limité la vente de cocaïne et de morphine à des fins médicales, mais n'avaient pas les ressources nécessaires à une bonne application de ces lois.

La première tentative fédérale visant à réduire la consommation de cocaïne était le Pure Food and Drugs Act de 1906. Cette loi exigeait que tous les produits mentionnent la cocaïne et d'autres ingrédients potentiellement dangereux sur leur étiquette.

La pression exercée par les différents États s’étant révélée impuissante face à l’explosion de la consommation de drogues, une loi fédérale, le Harrison Narcotics Act, qui a été adopté en 1914, criminalisait toute consommation non médicale de substances addictives. La cocaïne a alors été poussée dans la clandestinité, et est devenue financièrement hors de portée pour la majeur partie de la population.

Au sein de l'élite hollywoodienne, qui fait une fois de plus partie des rares pouvant s'offrir de la cocaïne en raison de la baisse de l'offre et du durcissement des réglementations, sa consommation reste très répandue. De nombreux acteurs connus souffrant d'addiction et certains mourant d'overdose, sa consommation a peu à peu ralenti dans les années 1930, non seulement à Hollywood, mais dans l'ensemble de l'industrie nationale du divertissement.

La cocainaissance

cocaïne dans les années 1970

Après un bon demi-siècle de discrétion, la cocaïne a fait sa réapparition en marge de la société, en grande partie grâce au mouvement hippie et sa consommation effrénée, mais non moins illégale, de substances psychédéliques. Ainsi, alors que les hippies prenaient de l'acide et mangeaient des champignons, les "distingués" commençaient, une fois de plus, à s'adonner à l'expérience plus "classe" qu'offrait la cocaïne. Comme rapporté en 1974 par le New York Times, "Pour ses adeptes, la cocaïne incarne le meilleur de la culture de la drogue, c'est-à-dire la possibilité d’atteindre un bon high sans la dangerosité de l’aiguille et la dépendance que provoque l'héroïne, ou le risque mental du LSD et des hallucinogènes.”

consommation de cocaïne

Les médias ont une fois de plus commencé à montrer des personnes bien habillées sniffant des rails de cocaïne, établissant un parallèle entre la consommation de cocaïne et la consommation de champagne et de caviar par les couches les plus aisées de la société.

Entre-temps, la demande croissante de cocaïne aux États-Unis était accueillie avec beaucoup d'enthousiasme par Pablo Escobar, le fondateur et chef du cartel de Medellín en Colombie. La célèbre organisation de trafic de drogue a commencé à faire importer de la cocaïne aux États-Unis au début des années 1970, et a plus tard développé une infrastructure permettant d’y importer plusieurs tonnes de cocaïne chaque semaine.

ventes de cocaïne

Les ventes de cocaïne étant en plein essor, certains entrepreneurs américains astucieux et certains amateurs de cocaïne ne désirant pas s’impliquer dans des affaires criminelles ont tout de même trouvé un moyen de s’assurer une part du gâteau. En concevant une variété d'accessoires permettant de faciliter la consommation et le stockage de la cocaïne, et rendre son usage plus classe et agréable, ils ont réussi à fournir à leur public d'amateurs des produits utiles tout en évitant les ennuis juridiques.

L'arrivée du crack

cocaïne et crack

Alors que la cocaïne alimentait les industries financières et du divertissement dans les années 1970 et 1980 et se retrouvait sur les tables de milliers d'autres Américains fortunés, elle restait financièrement hors de portée pour la plupart des gens plus défavorisées.

C'est pourquoi l'émergence du crack a été si fulgurante, et malheureuse, pour la classe inférieure de la population américaine, et en particulier pour les Afro-Américains, qui constituent la majorité de son réseau de distribution.

crack cocaïne fumable

Le crack est une forme de cocaïne fumable fabriquée en préparant la poudre avec du bicarbonate de soude (bicarbonate de soude ordinaire) et de l’eau. Fumer du crack provoque un état d'euphorie beaucoup plus rapide et intense que sniffer de la cocaïne et crée également une dépendance beaucoup plus forte que la poudre pure. Enfin, il cause de graves dommages à l'organisme s'il est consommé régulièrement sur une longue période.

Simple à fabriquer et vendu au "rock" ou au "hit" plutôt qu'au gramme comme la cocaïne, le crack a rapidement inondé les rues des villes américaines. Lorsque la première fumerie de crack a été découverte à Miami en 1982, elle n'a guère attiré l'attention nationale, la DEA supposant qu'il s'agissait d'un phénomène localisé. En 1983, cependant, le crack est apparu à New York et s'est rapidement répandu dans d'autres grandes villes. Cette année marquait le pic de la consommation de cocaïne aux États-Unis - on estime que plus de dix millions de personnes ont essayé la cocaïne pour la toute première fois au cours de cette période. En 1985, on comptait plus de douze millions de consommateurs de cocaïne en Amérique, dont environ un quart de million en consommait quotidiennement, la plupart sous forme de crack.

guerre contre la drogue

Ronald Reagan, le président américain en exercice à l'époque, a décidé de sévir contre cette épidémie de toxicomanie et a fait passer toute une série de lois ciblant les distributeurs de crack. La guerre contre la drogue, qui avait commencé sous Nixon en 1971, est entrée dans une phase de répression agressive de la consommation et du trafic de drogue, qui durera jusque dans les années 2010.

Pendant ce temps, l'Europe, qui a également connu une réémergence de la consommation récréative de cocaïne à partir des années 1970, n'a pas connu d'épidémie de crack. La cocaïne est restée une drogue très populaire dans les milieux clandestins, tant chez les fêtards que chez les riches, la dépendance restant assez négligeable dans l'ensemble.

En cokelusion

renifler de la cocaïne

Bien que l'abus de cocaïne (principalement sous forme de crack) reste un problème dans certaines sociétés occidentales, il l'est beaucoup moins qu'il y a plusieurs décennies, en grande partie grâce à une meilleure éducation sur les effets des drogues et à un accès illimité à l'information. De récentes statistiques font état d’un déclin important de la consommation de cocaïne chez les adolescents et indiquent que la plupart de ceux qui ayant testé la cocaïne ne sont aujourd'hui pas des consommateurs réguliers, mais récréatifs.

Si la cocaïne a eu mauvaise presse tout au long de son existence dans le monde occidental, ce n'est pas tant la cocaïne que l'insatiabilité humaine qui est mise en cause. Si une “sucrerie” addictive est disponible en quantité illimitée, il est prévisible que beaucoup en abusent.

Cependant, si elle est bien contrôlée, la consommation récréative de cocaïne, même sur une base relativement régulière, ne semble pas endommager de manière significative le système cardiovasculaire. En d'autres termes, la modération est essentielle et déterminera si la cocaïne sera votre alliée ou votre ennemie.

Il est donc important d’avoir des connaissances sur la relation dynamique entre la cocaïne et l'homme. La connaissance de toutes les transformations culturelles à grande échelle que ce puissant alcaloïde a provoquées au cours de l'histoire peut façonner notre attitude à son égard donner les outils nécessaire pour pouvoir en profiter de manière sûre et responsable.

Accessoires pour cocaïne

Accessoires pour cocaïne

Lorsque les ventes de cocaïne ont explosé dans les années 1970, quelques entrepreneurs et amateurs de poudre ingénieux ne souhaitant pas prendre les risques inhérents à la distribution de produit ont trouvé leur propre méthode pour s’impliquer dans le domaine. En créant divers accessoires pour rendre plus la consommation et le stockage de cocaïne plus faciles, plus classes et plus agréables, ils ont fourni des produits utiles à tout un public de fans de poudre, tout en se prémunissant d’éventuels ennuis avec la justice.

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